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Ma théorie sur la perversion narcissique – articulation du social et du psychologique

Bonjour à toutes et à tous,

Après avoir réalisé une « approche astrologique de la perversion narcissique », ainsi qu'un livre l'illustrant par 15 exemples concrets, documentés et avérés, j'ai eu envie cette fois de m'atteler à une tâche bien plus complexe : brosser une théorie sociale et psychologique sur la perversion narcissique, en lien également avec les archétypes astrologiques planétaires.

Dans mon approche astrologique, j'évoquais trois pôles centraux :

Le pôle narcissique, où l’état du Soleil et ses aspects révèlent le rapport à l’ego, à l’image et à l’affirmation de soi.

Le pôle pervers, où la force de Pluton, ses aspects et sa position angulaire indiquent la capacité de domination, d’emprise et de contrôle sur autrui.

Le pôle narcissico-affectif, où Vénus, la Lune et leurs interactions avec les planètes dites « maléfiques » traduisent la manière dont le lien affectif peut être instrumentalisé ou perverti.

Or le pôle pervers est central dans ce trouble ; sans lui, nous n'avons affaire qu'à un trouble de la personnalité narcissique, qui peut être certes très délétère pour celles et ceux vivant avec ce type de personne, mais bien moins destructeur que sa version dure : l'adjonction de la perversion.

La perversion veut dire étymologiquement « retourner le bien en mal ». Historiquement, il est d'abord utilisé dans un contexte religieux (le christianisme en l'occurrence), l'idée principale étant une volonté de corrompre les esprits. Puis vient un sens plus général vers le XIIᵉ siècle, qui est l'inclination à faire le mal.

Le concept psychanalytique, lui, apparaît beaucoup plus tard, au XXᵉ siècle avec Sigmund Freud. Il émerge donc vers les années 20/30. À quoi cela correspond-il sur le plan des découvertes ? Je suis sûr que vous l'avez deviné ! À la découverte de Pluton en 1930.

C'est sur ce point précis que je vais articuler ma théorie sociale et psychologique de la perversion narcissique.

Ce concept ne vient pas de nulle part, il arrive à un point de l'histoire particulier. Comme le disait Hegel, un homme se définit avant tout par l'époque dans laquelle il s'inscrit, un contexte social et ses mœurs. La morale, d'ailleurs, est avant tout relative ; elle est aussi liée à un temps et une époque. La morale d'hier n'est pas celle d'aujourd'hui, etc.

La perversion narcissique (la théorie de Paul-Claude Racamier) arrive précisément en 1986. Pluton vient de rentrer dans son signe, celui du Scorpion, le signe de la mort, analogique à la 8ᵉ maison.

Mais de quelle mort s'agit-il ? Celle du patriarcat...

Je regardais très récemment une émission sur YouTube où des jeunes femmes parlaient de leur relation avec un supposé « pervers narcissique ». Les méthodes développées par Racamier, avec cependant quelques variantes, y étaient décrites par les différentes intervenantes, les confortant dans un discours victimaire d'avoir été le jouet d'un démon mineur, pour ne pas dire de Satan lui-même.

Mais la phrase qui dit tout, qui a révélé le véritable ennemi de notre société, a été prononcée par la psychologue présente sur le plateau.

Je la cite : « Que nous révèlent tous ces témoignages ? L'extrême complaisance des institutions (police, justice) envers LE PATRIARCAT, LA DOMINATION MASCULINE, dont les auteurs bénéficient. »

Et à ce moment-là, j'ai compris une chose fondamentale : la perversion narcissique est moins un trouble de la personnalité structurel qu'une adaptation de l'identité masculine blessée et humiliée aux codes d'une société où le féminisme a pris une place prépondérante et où le patriarcat n'est plus inscrit comme un droit fondamental, celui qui existait dans le Code Napoléon de 1804, qui voulait qu'une femme soit sous la tutelle et la domination de son père d'abord, puis de son mari.

À en croire les statistiques (même si l'on se demande comment elles sont obtenues puisque les pervers narcissiques ne consultent pas ; en réalité, ils sont identifiés par des témoignages indirects), les pervers narcissiques masculins formeraient 3 à 4 % de la population. Je ne parle même pas de la perversion narcissique féminine, tant elle relève pour moi de la fable ou, à tout le moins, de l'exception.

Or, je me suis rappelé une émission sur la chaîne YouTube de l'INA, où l'on voyait quatre femmes âgées parler de ce qu'elles vivaient avec leur mari respectif, l'une évoquant même trois maris différents.

Que nous révélait-elle ? Que 100 % des hommes dont parle cette vidéo présentaient une partie des mêmes traits que ce qu'on appelle aujourd'hui le pervers narcissique : domination masculine, rabaissement de la femme traitée comme inférieure, mépris du consentement en ce qui concerne le sexe, et souvent violence physique. L'une des femmes présentes dans l'émission prétendait même que ses trois maris étaient tous pareils.

Qu'est-ce qui les différenciait des pervers narcissiques contemporains ? La manipulation n'était pas présente, souffler le chaud et le froid non plus... Tiens donc !

À quoi cela tient-il ? Eh bien au simple constat que la manipulation, et le fait de porter un masque de prince charmant au début de la relation, n'est qu'une stratégie adaptative de l'homme moderne, intrinsèquement porteur de pulsions viriles, dominatrices et archaïques, parce qu'il ne peut plus les assumer et les exprimer au grand jour comme ses grands-pères ou arrière-grands-pères. Leurs pulsions naturelles ne sont plus protégées par la loi et la société. Donc ils rusent, biaisent, utilisent des stratagèmes. Le mot « emprise », que l'on brandit à toutes les sauces, n'est que la manifestation psychologique, chez une « victime », de leur stratégie de domination, moins directe que celle de leurs aïeux. Ces derniers n'avaient pas besoin de créer une emprise psychologique sur la femme, puisque cette dernière leur était inféodée et en avait intériorisé les codes.

Si l’on part du principe qu’une planète révèle son plein potentiel au moment où elle est découverte, alors la notion de perversion narcissique ne peut être qu’un phénomène récent, postérieur à 1930.

Avant l’abolition du patriarcat, Pluton était déjà actif, mais la perversion pouvait s’exprimer de manière directe et assumée. Les relations asymétriques étaient valorisées socialement, et la domination ne nécessitait ni masque ni stratégie : elle s’exerçait au grand jour.

Après l’abolition du patriarcat, la perversion plutonienne ne pouvant plus s’exprimer librement, elle a revêtu un « casque d’invisibilité ». La perversion est alors devenue narcissique : subtile, manipulatrice, masquée, utilisant des stratégies fines pour atteindre ses fins sans se faire démasquer. D’où la plus grande peur du pervers narcissique : celle d’être découvert et de perdre son pouvoir fragile.

Astrologiquement, comment cela se vérifie-t-il et s'articule-t-il ?

La loi assumée du patriarcat, qui était contenue dans le trio Jupiter ou Soleil – Mars (qu'on retrouve en conjonction chez de Gaulle, en sextile chez Napoléon), est devenue Jupiter ou Soleil – Pluton (la loi de l'ombre, du vice et de la manipulation), et c'est cela qui a donné la perversion narcissique.

Pluton a de fortes accointances avec Mars, qui par sa fougue et sa violence, lui envoie des morts. C'est son allié objectif ; d'où le fait que le patriarcat (Soleil - Jupiter - Mars) donnait à Pluton un passe-droit pour exercer sa domination sans contraintes. Le féminisme d'État (Jupiter - Lune - Vénus), qui protège les femmes, demande à Pluton de rendre ses stratégies perverses moins visibles, plus profondes et psychologiques.

Liens des émissions dont parle cet article : C'était mieux avant : https://www.youtube.com/watch?v=twmc-ndLTWs

Violences conjugales : ces femmes témoignent de leur enfer : https://www.youtube.com/watch?v=dBBp7hirmDo

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David Astro

 
 
 

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